michel hérin

Vintage prints rescue / restauration et impression de photos anciennes

Portrait photography / réalisation de portraits en studio ou in loco

contact: michel.herin@gmail.com

I started photography in 1972. I was 13 year old. Tri-X 400, Kodachrome and dark room were words that marked my teenage years.

Due to a long spell at university, my photography practice became more centered on family life. But keeping in with my passion for all things visual, I became a consultant in anatomic pathology. It is an area of medicine revolving around microscopic images that sometimes have the appearance of dramatic cloudy landscapes. I was (and I am still) relentlessly taking photos of these medical images for educational and scientific projects.

At the end of the nineties, I discovered digital photography and I could immediately see what it would bring to professional and casual photography. This technology would offer endless possibilities and turn everyone into a photographer. Ad nauseam.

Some photographers, however, turned away from digital technology to go back to the roots of photography. This “alternative photography” movement had that feeling of authenticity (and the strong whiff of a drug store cupboard). I then decided to be part of that vintage photography escapade. The gum bichromate technique became my obsession. I would try to master it every night in the darkness of our basement. I was using large negatives that would be printed form digital files. It was the best of both worlds. With the stroke of a paint brush, an image made out of gum and earth would appear under a trickle of water. It was without doubt my most beautiful photographic experience. I sadly had to give it up for ecological reasons (toxic by-products). In the process, I discovered what I really enjoyed in photograpy: printing photos and the pictorialist movement. Pictorialism may have become old-fashioned a century ago but it was somehow back... thanks to Photoshop. I must confess my unashamed love for this movement (but not for Instagram filters).

Piezography © is a photographic technique that was developed by Jone Cone. It allows me to continue my exploration of non-toxic black and white photography. The paper I use, Hahnemühle Museum Etching, is very similar to what I was using for my gum bichromate prints. I have finally found the technique I was looking for all along. I couldn’t ask for more.

When it comes to the subject of my pictures, I must admit it isn’t that important. It is the harmony of the scene that convinces me that I should print it and display it. To give it the gift of life.

Ma pratique de la photographie débute en 1972. J’ai 13 ans. Tri-X 400, Kodachrome et chambre noire sont des mots qui rythment mon adolescence.

Eclipsée par de longues études, ma pratique photographique se réduit alors aux photos de famille. Mais la passion visuelle me conduira à une spécialisation en anatomie pathologique, médecine centrée sur l’image, microscopique certes, mais offrant des paysages inédits et souvent tragiques. Je les photographie sans relâche, à des fins pédagogiques et scientifiques.

Fin des années 90, je découvre la photographie digitale et comprends immédiatement son potentiel (tant professionnel que privé). Cette technologie offrira des possibilités infinies et une démocratisation de l’image. Jusqu’à la nausée. Certains amoureux de la photographie vont alors se retourner vers les antipodes du futur, à savoir les techniques anciennes « oubliées » (comme les légumes). L’ « alternative photography » dégage un franc parfum d’authenticité (et d’arrière-boutique de droguerie). On redécouvre les joies de la chambre photographique, du collodion humide et du sténopé. On se souvient aussi rapidement des bonnes raisons d’avoir quitté ces techniques qui imposent souvent de photographier des natures mortes sans intérêt, si ce n’est celui d’être immobiles. La félicité est inversement proportionnelle à la pénibilité du tirage au charbon ou autre bromoil, et le chef d’œuvre est rarement au rendez-vous. J’avoue avoir succombé à cette échappée « vintage». Et ne le regrette point. La gomme bichromatée devint une maîtresse envoûtante que je retrouvais tous les soirs dans la moiteur de la cave. Elle pouvait se satisfaire de grands négatifs flashés en imprimerie, à partir de fichiers digitaux. Le meilleur de deux mondes. L’interprétation au pinceau d’une image faite de gomme et de terre, et qui apparaît sous le ruissellement de l’eau, restera sans aucun doute ma plus belle expérience photographique, abandonnée à regret pour d’évidentes raisons écologiques… Cette approche révéla mes aspirations profondes : primo, j’adore tirer des photos et deuxio, j’assume dorénavant sans complexe ma passion surannée pour le mouvement pictorialiste, assassiné il y a un siècle (mais sournoisement ressuscité par Photoshop et autres filtres Instagram).

Le procédé Piezography© développé par Jon Cone me permet aujourd’hui de poursuivre avec joie mon aventure au pays de la photographie noir et blanc non toxique. De plus, le papier Hahnemühle Museum Etching est pratiquement identique à celui que j’utilisais en gomme bichromatée. Que demander de plus ?

Quant au sujet de mes photographies, je dois avouer qu’il m’importe peu (hormis pour certaines allégories) car seule l’harmonie du tableau me convainc de tirer la photo pour l’accrocher, et lui donner vie.

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